N’utilisez jamais ce bois pour le chauffage : il brûle peu et augmente le risque d’incendie

Par L'équipe Optireno

N'utilisez jamais ce bois pour le chauffage : il brûle peu et augmente le risque d'incendie
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Dans cette ère où la prise de conscience environnementale est à l’ordre du jour, il est essentiel d’apprendre à reconnaître quel bois brûle le moins afin de diminuer notre impact sur la planète tout en bénéficiant d’une source de chauffage agréable. Toutefois, ce n’est pas seulement l’environnement qui doit être pris en compte lors du choix du type de bois à utiliser ; le rendement énergétique et les éventuels risques pour la santé ou d’incendies doivent également être considérés. Voici le bois que vous ne devriez jamais utiliser dans votre cheminée ou poêle à bois !

Les différents types de bois et leur impact sur la combustion

Il est important de reconnaitre un bon bois de chauffage avant de le mettre dans une cheminée ou un poêle. Il est impératif de différencier le bois dur du bois tendre, et le bois vert du bois sec.

Bois dur versus bois tendre

Les arbres peuvent être classés en deux grandes catégories : les feuillus et les résineux. Les feuillus sont généralement des bois durs tels que le chêne, le hêtre ou l’érable, tandis que les résineux sont souvent des bois tendres comme le pin, le sapin ou l’épicéa.

De manière générale, il est préférable d’utiliser des bois durs pour la combustion, car ils ont tendance à produire plus de chaleur et à brûler plus longtemps que les bois tendres. En effet, les bois durs ont une densité supérieure et donc un niveau d’énergie par unité de volume plus élevé que les bois tendres.

Bois de chauffage vert versus sec

L’état d’humidité du bois a également un impact sur la qualité de la combustion. Le bois vert est celui provenant d’un arbre fraîchement abattu et contient une grande quantité d’eau, tandis que le bois sec est celui qui a été séché pendant une longue période, permettant à l’eau de s’évaporer. Attention donc au bois que l’on peut trouver gratuitement via des petites annonces ou autres, il est souvent vert et donc peu propice à être mis au feu.

Brûler du bois vert est moins efficace que brûler du bois sec, car une partie de la chaleur produite lors de la combustion sera utilisée pour évaporer l’eau contenue dans le bois plutôt que de chauffer votre maison ou votre bâtiment. De plus, brûler du bois humide peut entraîner la production de fumées nocives pour la santé et augmenter les émissions de particules fines.

Les essences de bois les moins polluantes à la combustion

Pour vous aider à choisir quel bois brûle le moins, voici une liste des essences de bois les moins polluantes à la combustion.

  • Chêne : très dense et avec un faible taux d’humidité naturel, le chêne produit une combustion lente et dégage peu de fumée. Il est l’un des bois de chauffage qui brûle le mieux.
  • Hêtre : comme le chêne, il est également dur et constitué de fibres compactes, offrant un bon rendement énergétique.
  • Frêne : réputé pour sa facilité d’allumage et son pouvoir calorifique élevé, le frêne est un choix populaire pour le chauffage à bois.
  • Érable : avec sa forte densité et son faible pouvoir calorifique, l’érable produit une combustion propre et prolongée.
  • Bouleau : bien qu’étant un feuillu, le bouleau est considéré comme un bois de chauffage moyen en termes de rendement énergétique. Cependant, il offre une combustion relativement propre par rapport aux résineux.

Les problèmes posés par la combustion du bois

Bien que la combustion du bois puisse être une source de chauffage agréable et souvent économique, elle peut également causer certains problèmes environnementaux et de santé. Parmi les principaux problèmes posés par la combustion du bois, on peut citer :

  • Les émissions de particules fines : la combustion du bois génère des particules fines qui peuvent être nocives pour la santé, en particulier pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires ou cardiovasculaires.
  • La production d’oxydes d’azote et de composés organiques volatils (COV) : ces substances chimiques sont également produites lors de la combustion du bois et peuvent avoir des effets néfastes sur la qualité de l’air et la santé humaine.
  • Un encrassement des conduits de fumée : brûler du bois, en particulier du bois vert ou résineux, peut entraîner une accumulation de suie et de créosote dans les conduits de fumée, augmentant ainsi les risques d’incendie de cheminée.

Comment réduire les émissions nocives lors de la combustion du bois ?

Pour minimiser l’impact sur l’environnement et la santé des personnes exposées à la fumée de bois, il est essentiel de suivre certaines recommandations :

  1. Choisissez du bois sec et dur : comme mentionné précédemment, le bois dur et sec brûle moins vite et produit moins de fumée que le bois vert ou tendre.
  2. Stockez correctement votre bois de chauffage : si vous coupez votre propre bois, laissez-le sécher pendant au moins six mois avant de l’utiliser pour le chauffage. Assurez-vous également de protéger le bois de l’humidité et de le stocker dans un endroit bien ventilé.
  3. Maintenez votre appareil de chauffage en bon état : nettoyez régulièrement les conduits de fumée et effectuez un entretien annuel pour assurer une combustion optimale et limiter les émissions polluantes.
  4. Utilisez un poêle à bois certifié et performant : les poêles à bois modernes sont conçus pour offrir une combustion plus propre et efficace que les modèles anciens, et aider ainsi à réduire les émissions nocives.

En choisissant quel bois brûle le moins et en respectant ces recommandations, il est possible de profiter d’une source de chauffage agréable et responsable

L'équipe Optireno